Du mardi au samedi de 9h30 à 12h et de 13h30 à 18h ; dimanche de 14h à 18h.
Né à Eu en 1936, François Ristori est un peintre français dont l’œuvre a marqué les années 1970. Aujourd’hui, sa ville natale lui rend hommage jusqu’au 13 septembre à la Chapelle du Collège.
Après des études à l’École des beaux-arts d’Amiens, puis à celle de Paris, il devient résident à la Cité internationale des arts, puis à la Casa de Velázquez à Madrid, avant de séjourner à Montréal.
Ses premières recherches s’orientent vers une peinture abstraite et libre, caractérisée par de larges coups de pinceau aux couleurs variées, recouvrant uniformément de grands formats. Peu à peu, les touches s’élargissent et se transforment en formes plus souples, tandis que sa palette se resserre autour du rouge, du bleu et du blanc. Ristori y cherche un équilibre parfait entre les couleurs, afin qu’aucune ne domine optiquement, affirmant ainsi une stricte planéité picturale.
Entre 1967 et 1968, il développe les « traces-formes », des hexagones éclatés qui s’imbriquent les uns dans les autres et viennent occuper uniformément l’ensemble de la surface peinte. Comme ses complices de la peinture radicale française — Buren, Toroni, Rutault, Cadere —, il défend une position exigeante sur ce que peut être la peinture. Jusqu’à son décès, il poursuivra ce même principe, avec ces mêmes couleurs, inlassablement, sans jamais déroger aux règles qu’il s’est fixées.
Dès le début des années 1970, François Ristori est représenté par la galerie Yvon Lambert et bénéficie de nombreuses expositions en France et à l’étranger. En 1978, le Musée national d’art moderne acquiert l’une de ses œuvres.
En 2023, le Centre Pompidou et le MAMCO lui consacrent une exposition ainsi qu’un catalogue. Si son travail s’inscrit pleinement dans la réflexion picturale des années 1970, il semble aujourd’hui essentiel d’en montrer l’engagement, ainsi que cette peinture qui se répète à l’infini, et de se confronter à la question de ce que signifie peindre. Cette exposition sera l’occasion de souligner le caractère répétitif des « traces-formes » et de présenter certaines toiles jamais sorties de l’atelier.
Il nous a semblé important d’accompagner l’exposition de l’œuvre de Claude Rutault : la « définition/méthode Promenade au musée ». Très attaché à l’histoire de la peinture et à ses conditions d’existence, Rutault — dont la réputation s’est construite autour des toiles peintes de la même couleur que le mur et dont le travail est sans cesse à réactualiser — nous propose ici un parcours à travers les « traces-formes » de son ami de longue date, François Ristori.
Cette mise en relation permet d’insister sur la planéité des « traces-formes » et de souligner l’une de leurs préoccupations communes : celle d’une peinture sans fin. Thomas Rodriguez portera également un regard sur le travail de François Ristori à travers une vidéo.
Exposition à découvrir à la chapelle du Collège jusqu’au 13 septembre 2026. Ouverture du mardi au samedi de 9h30 à 12h et de 13h30 à 18h ; dimanche de 14h à 18h. Entrée libre.