Patrimoine - Les édifices religieux

La chapelle du collège des jésuites

Le collège des Jésuites est bâti en 1580 par Henri de Lorraine, duc de Guise, dit le Balafré, marié à Catherine de Clèves, 26e comtesse d’Eu. La chapelle est bâtie en 1613 par Catherine de Clèves, en mémoire de son défunt époux, assassiné à Blois en 1588.
L’édifice est caractéristique de l’architecture jésuite, mélange des styles renaissance et Louis XIII.
 
A signaler : la chapelle renferme les mausolées de Henri de Guise et de Catherine de Clèves
 
Visites : du Ier mars au 30 novembre : de 10 h à 12 h et de 14 h à 18 h – dimanche et jours fériés, de 15 h à 18 h uniquement pendant les périodes d’expositions.
 

Lieu d’expositions temporaires.

 

Saint-Laurent O’Toole

(1132, Irlande - 1180, Eu)
Archevêque de Dublin, il allait, une fois de plus, défendre son pays auprès du roi d’Angleterre (Henri II Plantagenêt) installé à Rouen, lorsqu’il tomba malade à Eu au cours de l’automne 1180. Il fut recueilli par les chanoines de l’abbaye de Eu où il mourut en odeur de sainteté. Les miracles se multipliant sur son tombeau, l’archevêque fut canonisé par le pape en 1225. La foule de pèlerins venant se prosterner devant ses reliques obligea à la reconstruction d’une nouvelle église (voir collégiale).
 

La chapelle Saint Laurent

Implantée au sommet d’une colline qui domine la ville d’Eu, la chapelle actuelle date du 19e s, mais elle remplace une série de chapelles construites à cet emplacement depuis 1625.
 
C’est de cette colline que l’archevêque de Dublin, Laurent O’Toole découvrit la ville qui allait devenir son lieu de sépulture et de vénération.
 
Visites : visite toute l’année du site ; possibilité de visiter l’intérieur de la Chapelle lors des journées du patrimoine.
 

La Collégiale Notre-Dame et Saint-Laurent O’Toole

Considérée comme un chef-d’œuvre de l’art ogival du 13e s, l’église est construite entre 1186 et 1240. Elle était à l’origine l’église de l’abbaye des chanoines de Saint Victor, dont les bâtiments monastiques s’appuyaient contre l’église. Le monastère fut détruit à la Révolution française.
L’édifice s’étend sur 80 mètres de long et 17 mètres de large (dans la nef), et s’élève à 21 mètres. Le célèbre architecte Viollet-le-Duc disait de l’église : « j’ai vu plus grand, j’ai vu plus haut, mais je n’ai jamais vu plus beau ».
 
La collégiale renferme de très nombreuses œuvres remarquables, la plupart inscrites sur la liste des Monuments Historiques.
 
En voici quelques unes :
 
- Le grand orgue, réalisé par le maître-facteur, Louis Isoré, en 1614.
 
- La mise au tombeau, 16e s : une des plus belles de Normandie et une des rares en France à avoir conservé son emplacement d’origine (la chapelle du Sépulcre). La sculpture monumentale qui représente l’ensevelissement du Christ, polychrome, est mise en valeur par une chapelle richement sculptée, illustrant une étroite complémentarité du groupe statuaire et de son cadre.
 
- la crypte de la fin du 12e s : longue de 31 mètres, elle abrite les gisants des comtes d’Eu dont quatre comptent parmi les plus belles oeuvres de la sculpture française de la fin du 14e s et du milieu du 15e s.
A noter, le gisant de saint Laurent O’Toole, un des plus anciens de la région.
 

L’ Hôtel-Dieu

En 1640, Mme de Joyeuse rappelle la volonté de sa belle-mère, Catherine de Clèves, comtesse d’Eu, de créer un monastère à Eu. Des religieuses de Dieppe, les sœurs hospitalières de la Miséricorde de Jésus, de l’ordre de Saint Augustin, se proposent de s’en occuper. Les soeurs choisissent l’emplacement du nouvel hôpital. Elles achètent une maison, la « maison de l’Isle », construction du 17e s-18e s et font bâtir des bâtiments de part et d’autre en brique.
 
Ils existent encore aujourd’hui, certains dans leur destination d’origine, comme la chapelle des malades, construite en 1675 ou la chapelle des soeurs.
 
Juste en dessous se trouve un lieu tout à fait unique : le cimetière couvert des religieuses, lieu de sépultures des premières religieuses (1656).
 
L’hospice ouvre ses portes le 17 avril 1658 et ne fermera que le Ier février 1967. Il était destiné à «servir, nourrir, traiter, et médicamenter les pauvres ».
 
Visites : extérieur : toute l’année. Intérieur aux Journées du Patrimoine.